LES ALPES
Les catastrophes naturelles

« Der Berg ist weder gerecht, noch ungerecht. Sie ist gefährlich.
La montagne n’est ni juste ni injuste, elle est dangereus
e.
La montagna non è né giusta né ingiusta. È pericolosa. » Reinhold Messner

Les avalanches

Une des calamités récurrentes des Alpes et des montagnes en général, est l'avalanche. C'est un phénomène qui conjugue à la fois le niveau abondant de la couverture neigeuse et de la pente, mêlée à des facteurs climatiques comme le vent.
Il existe plusieurs sortes d'avalanches comme l'avalanche de poudreuse, l'avalanche de plaque, les avalanches humides ou encore l'avalanche de printemps.
L'hiver 1951 fut un des plus neigeux et avalancheux depuis la petite ère glaciaire. Entre le 20 et 21 janvier seulement, il y eut 231 morts en Suisse, en Autriche et en Italie.
Durant ces quarante dernières années, l'hiver 1999, fut particulièrement riche en épisodes avalancheux faisant plus de soixante victimes dans les Alpes septentrionales : 12 morts à Montroc près de Chamonix, 12 morts à Evolène en Suisse, 38 morts à Galtür et Valzur en Autriche.

Crues et tempêtes

Il semblerait que leur fréquence a augmenté depuis 15 ans, en raison du réchauffement climatique.
Ce genre de catastrophe n'est évidemment pas typique de l'environnement alpin, mais certaines crues, par exemple, peuvent prendre des dimensions apocalyptiques.
La terrible inondation du Rossberg submerge en 1806, les villages de Goldau, Busingen, et Lowertz, dans le canton de Zoug en Suisse.
Plus près de nous, les longues pluies torrentielles de juillet 1987 ont provoqué le débordement de nombreux cours d'eau dans les Alpes centrales et orientales alors qu'un violent orage détruisit un camping au Grand Bornand, faisant 23 victimes.

Séismes et éboulements

Du fait de leur proximité avec la zone de contact entre la plaque africaine et la plaque continentale européenne, les Alpes connaissent une activité sismique qui se situe principalement dans les régions italiennes des Alpes, à l’ouest du lac de Garde, dans les Alpes Carniques, les Préalpes de Belluno, mais aussi sur l’arc piémontais en marge de la vallée du Pô, la Ligurie occidentale et la partie orientale des Alpes-Maritimes. Des tremblements de terre dévastateurs ont endeuillé la chaine alpine au cours des siècles ; le séisme de Villach (Carinthie) en janvier 1348 provoque la mort de plus de 1000 personnes, celui de 1887, dans la province ligure d'Imperia, occasionne le décès de 600 personnes, tandis que la secousse d’une magnitude de 6,4 degrés sur l’échelle de Richter dans les Alpes Carniques et dans le Frioul, le 6 mai 1976, prive de leur vie 994 habitants.

En ce qui concerne les grands éboulements, en règle générale, ils se situent principalement dans les zones calcaires des Alpes septentrionales et méridionales.
Le plus volumineux se produit à la fin de la dernière glaciation (environ 12 000 ans) à Flims dans les Grisons en Suisse : 15 km³ de terre et de roches s'étalèrent sur une surface de 10 km et une épaisseur de 600 m.
Le vignoble des Abymes de Myans se trouve sur les débris d'un immense éboulement. En l'an 1248, un pan entier du mont Granier, situé en bordure de la Chartreuse, s'effondre sur des villages faisant des milliers de morts.
Dans le Tessin en Suisse, en 1512, un glissement de terrain barre le cours du fleuve en amont de Biasca créant un lac naturel qui céda 2 ans plus tard en 1514 dévastant le village, une partie de Bellinzona et la plaine de Magadino avec presque 600 victimes.
Piuro (Plurns) dans la province de Sondrio en Italie fut balayé par l'effondrement d'une partie du Monte Garzone causant 1200 victimes.
Un pan entier se détache du Monte Toc dans le Frioul, le 9 octobre 1963 à 22 h 39, sur une longueur de 200 m, déverse près de 240 millions de m³ de matériaux à une vitesse estimée entre 60 km/h et 90 km/h dans le réservoir du barrage du Vajont, haut de 261m et contenant 150 millions de m³. Cet effondrement génère une vague, de proportion biblique, d’une hauteur de 200 mètres qui chevauche le barrage sans le détruire et engloutit Erto, Casso et Longarone emportant sur son passage près de 2000 personnes. Malheureusement, dans ce cas précis, il s'agissait d'un désastre annoncé.

Catastrophes-Références bibliographiques