LES ALPES
Histoire des Alpes


Primavera sulle Alpi (Giovanni Segantini)

De nombreuses traces de civilisation très ancienne attestent d'une présence humaine dans les Alpes et ce, dès le paléolitique (Aurignacien). Cette occupation du territoire alpin s'est perperpétuée au fil des siècles, des pics de fréquention alternant avec des périodes d'exode, et l'existence d'un espace historique s'impose comme une évidence.

La Préhistoire et la Protohistoire


La présence de chasseurs-cueilleurs nomades dans les Alpes remonte au Paléolithique (âge de la pierre taillée). Cette période est marquée par les glaciations du quaternaire (cycle) qui ont conditionné la présence de l'homme à l'intérieur de la chaîne. Les traces de peuplement abondent surtout dans les régions circumalpines. Cependant, quelques indices attestent de la présence interne de l'homme de Néandertal lors du dernier interglaciaire Riss-Würm (-120 000 ans) mais toutes ces occupations restent brèves. Les chasseurs Moustériens néandertaliens occupent des grottes en altitude qui ont servi de repaire aux grands ours des cavernes.
Pendant la dernière glaciation (Würm) il y a -35 000 ans on assiste à la colonisation de l'homme de Cro-Magnon. À partir du Mésolithique (-10 000 ans), le climat s'adoucit facilitant l'accès dans les massifs, même dans les zones élevées.
Le Néolitique (âge de la pierre polie) atteint les Alpes avec un retard de 4000 à 2000 ans. Une nouvelle société, plus sédentaire, d'éleveurs-agriculteurs voit le jour. Ces populations ont à la fois, traversé et occupé le territoire alpin. Émergent alors trois types d'activité économique : la transhumance, l'agriculture et l'exploitation minière qui se développe pendant l'Âge des métaux.
Les zones préalpines voient l'installation de lacustres, premiers agriculteurs et éleveurs qui ont colonisés les bords de lacs et de rivières ainsi que les marais. On trouve dans l'espace périalpin en milieu lacustre, de nombreux vestiges de villages de palaffites, datant de 5000 à 500 av. J.-C. (en Suisse de 4300 à 800 av. J.-C.), comprenant ainsi le Néolithique (âge de la pierre polie), l’âge du Bronze et le début de l’âge du Fer.
Bien que les pôles de civilisation se concentrent donc en bordure des lacs de basse altitude (période palafittique), on assiste, à partir de l'Âge du Cuivre et surtout celui du Fer, à une accentuation de la pénétration humaine à l'intérieur des vallées ainsi que le franchissement des cols principaux.
À l'époque de Hallstatt (premier âge du Fer), l'extraction du fer et du sel remplace celle du cuivre. Cette exploitation procure à la communauté de Hallstatt (Salzberg), bourgade, située au coeur des hautes montagnes du Salzkammergut en Autriche, une extraordinaire richesse. Près de 3 000 tombes s'échelonnant sur cinq siècles témoignent de la présence humaine dans cette région.
L'ouverture progressive de nombreuses régions alpines date de la recherche et de l'extraction du fer, ainsi que du commerce des produits miniers. Le second âge du Fer voit l'arrivée de populations celtes (Ligures au sud-ouest, Rhètes au nord-est, Lépontiens au sud de la partie centrale, Vénètes au sud-est) qui contribueront à donner un visage humanisé aux Alpes.

(les dates se situent toutes avant Jésus-Christ)

Préhistoire
Protohistoire
Pléistocène
Holocène
Paléolithique inférieur Paléolithique moyen Paléolithique supérieur Mésolithique
Épipaléolithique
Néolithique ancien Néolithique moyen Néolithique final
Âge du Cuivre Chalcolithique Âge du Bronze 1er Âge du Fer 2ème Age du Fer
-3 000 000 -120 000 -35 000 -12 000
à -9 000
-5 500 -4 500 -3 500 -3 000 -1 800 -750 -450 à -10
Oldowayen, Chelléen, Acheuléen, Micoquien, Clactonien. Moustérien, Tayacien,
Châtelperronien, Aurignacien, Gravettien, Protomagdalénien, Solutréen, Salpêtre, Magdalénien (Hallstatt) (La Tène) ou
« époque gauloise »

 

La perméabilité des Alpes à l'époque romaine (25 av. J.-C - IV s.)

« L'histoire des Alpes est intimement liée à l'histoire des communications » pensaient Paul et Germaine Veyret.
L'époque romaine illustre parfaitement l'idée selon laquelle les Alpes constituent un lieu de passage leur conférant ainsi un rôle européen majeur.

Alors que les Grecs se sont cantonnés à l'exploration des rivages méditerranéens, les Romains en revanche guidés par leur politique de conquête, malgré leur intérêt peu marqué pour le massif, l'on traversé en empruntant les routes qu'ils ont eux-mêmes tracées, dessinant ainsi les axes majeurs de même que le contrôle de ses principaux passages (Genèvre, Petit-Saint-Bernard, Grand-Saint-Bernard, Splügen, Maloja, Septimer, Julier, Reschen, Brenner).


Reconstitution du Trophée des Alpes (Trophée d'Auguste) -
La Turbie (Alpes-Maritimes)

La conquête romaine des Alpes se déroule durant une période se situant entre 25 et 13 av. J.-C. Esquissée par César, elle s'achève avec la soumission des tribus montagnardes par Auguste, comme en témoigne le "Trophée des Alpes" à la Turbie (Alpes-Maritimes) érigé en 13 av. J.-C. sur lequel sont répertoriées les 45 populations vaincues. Les Alpes sont alors intégrées aux provinces romaines (Alpes maritimes, Cottiennes, Grées, Rhétie, Norique). Les Romains, pour mieux régner, ont toujours été contraints de s'appuyer sur l'élite locale, privilégiant l'intégration au système romain, créant les conditions d'une soumission volontaire. La Pax Romana qui durera jusqu'au règne de Marc-Aurèle (161-180) assure une certaine prospérité.
Durant cette période, l'essor de la vigne et de la châtaigneraie, qui augmente sensiblement la surface des terres de productions entre 800 et 1 200 m, l'industrie de la céramique, l'exploitation des mines de fer de Styrie participent à l'essor de l'économie alpine. L'intensification de l'agriculture est à l'origine d'une densification de la présence humaine.

Parallèlement, l'urbanisation connait un grand développement avec l'augmentation du nombre de villes à l'intérieur des montagnes (Embrun-Eburodunum ; Darentasia-Moutiers ; Aoste-Augusta Prætoria ; Trente-Tridentum ; Martigny-Octodurus ; Coire-Curia ; Bolzano-Pons Drusi ; Innsbruck-Veltiden ; Villach-Santicum, etc.) et dans les zones périalpines (Aix-en-Provence-Aquae Sextiae ; Turin-Augusta Taurinorum ; Zurich-Turicum ; Vienne-Vindobona ; Aquileia, etc.). Ces villes jouent un rôle administratif, commercial et artisanal tandis que la campagne alpine produit des denrées pour ces mêmes villes et pour elle-même créant ainsi la première interaction ville-campagne dans les Alpes.
La romanisation a marqué de sa profonde empreinte l'organisation sociale, ainsi, les diocèses adopteront-ils les circonscriptions administratives romaines. La langue latine s'est transmise jusqu'à nos jours comme le démontre la persistance de trois groupes linguistiques distincts : le rhétoromanche des Grisons, le ladin dans les hautes vallées dolomitiques et le frioulan dans la Vénétie orientale. Les structures culturelles de l'Empire romain ont bien souvent survécu aux grandes invasions (IIIe-VIe siècles).


J.M.W. Turner-Snow Storm: Hannibal and his Army Crossing the Alps-1812

Les invasions du haut Moyen Âge : germains et slaves (Ve-Xe s.)

Après la chute de l'Empire romain, en 476 ap. J.-C, les Alpes sont traversées, au moyen des itinéraires établis par les Romains, par les peuples germaniques du nord et du nord-est (Ostrogoths, Lombards, Bajuwares, Marcomans, Francs, Burgondes, Alémanes), les Huns et les Avars à l'est, les Slaves (Slovènes) au sud-est. La dernière phase d'invasion advient pendant l'époque carolingienne avec les Sarrazins et les Hongrois.
Ce sont des périodes de troubles, mais aussi de transition entre le déclin de l'Empire romain et l'avènement du Moyen Âge, une succession de plusieurs siècles marqués par de nombreux évènements tels que la christianisation, les grandes migrations, les règnes barbares et les ambitions carolingiennes.
Ces grandes invasions contraignent les populations autochtones à vraisemblablement se réfugier dans des vallées enclavées et des zones plus défavorisées d'un point de vue topographique et climatique, mais certainement plus sures, car plus isolées. L'intégralité de l'arc alpin connait un déclin démographique et économique. La colonisation germanique exerce une influence considérable d'un point de vue culturel et économique ; l'élevage bovin, entre autres, revêt une importance fondamentale (et ce, depuis le néolithique), de même que l'établissement d'un habitat épars et construit en bois. L'ambition carolingienne de reconstruire l'Empire d'occident inclut aussi les Alpes, avec un intérêt particulier pour le versant nord, en favorisant les fondations religieuses.
Après le déclin de l'Empire carolingien, vers l'an mil l'espace alpin est divisé entre le Comté de Provence, le Royaume de Bourgogne, le Duché de Souabe, le Duché de Bavière, le Duché de Carinthie, le Royaume de Lombardie, le Duché de Styrie et les Marches de Carniole, d'Autriche et de Vérone. C'est à ce moment que se met en place un système nouveau dont le fondement réside dans l'extension de l'habitat au haut Moyen Âge.

Le cycle médiéval : entre crise et prospérité (XIe-XVe s.)

À l'époque de Charlemagne, Les sociétés alpines sont nettement cloisonnées, dépourvues de contact les unes avec les autres.
Sur fond de victoires militaires sur les Hongrois (955) et les Sarrazins (980), avec la consolidation politique du Saint Empire Romain Germanique, et un sensible réchauffement climatique, peu à peu les relations s'établissent à partir du XIe siècle et les Alpes commencent à s'entrouvrir.
Il s'ensuit une extension prodigieuse de la superficie agricole utile se traduisant par un défrichement forestier et la fixation de nouveaux habitats.
Les Alpes s'ouvrent largement pendant deux siècles du XIIIe jusqu'au XVe siècle. Les Alpes se situent au cœur des trafics qui s'organisent entre les grands centres urbains d'Italie et ceux du Nord et du Nord-Ouest de l'Europe. À l'origine de cette évolution économique, sociale et politique, il faut reconnaître le rôle majeur exercé par les deux institutions que sont l'Église et la noblesse. Abbayes, couvents, monastères, églises se multiplient et par son savoir-faire, la communauté ecclésiastique favorise l'exploitation de terres agricoles. Parallèlement, les seigneurs féodaux cherchent à développer leurs fiefs, ce qui a pour conséquence une prolifération de châteaux, lieux de perception des péages, impulsant la constitution d'agglomérations nouvelles, le long des axes de communications. Les sièges d'évêchés ont souvent constitué les premiers marchés.


Fénis - Vallée d'Aoste


Au niveau des sociétés paysannes, on distingue deux systèmes économiques :
- une économie paysanne montagnarde latine, caractérisée par une pratique à égalité entre les cultures (seigle, orge, pois, etc.) et l'élevage,
- une économie basée sur un mode d'exploitation germanique qui se singularise par la puissance de l'élevage favorisant le flanc septentrional des Alpes, mettant ainsi en valeur un espace qui n'intéressait pas leurs homologues latins.
En Europe, la croissance qui succède à cette expansion va commencer à s'essouffler à cause d'une démographie trop importante par rapport aux ressources. Des périodes de famines prolongées suivies de la Peste noire de 1348 assènent un coup fatal à la croissance. Bien que certaines zones soient plus affectées que d'autres, les Alpes semblent avoir été moins atteintes par ces calamités que la plupart des autres régions, grâce à une plus grande richesse matérielle et une plus grande stabilité politique. À partir du XVe siècle, avec l'avènement de l'ère moderne marquée par la découverte de l'Amérique et du développement en Europe des sciences, de l'art et de la culture, les Alpes rejoignent la voie du sous-développement.

La Renaissance : le déclin économique (XVIe s.)

Durant cette période, le monde alpin traverse une période d'affaiblissement de la vitalité économique, de la stabilité sociale, du pouvoir militaire et politique. Le commerce mondial s'est transformé. S'amorce alors une longue phase de déclin et d'exode rural. Pourtant le trafic ne s'arrête pas. Un réchauffement du climat s'enclenche entre l'an 1450 et la fin du XVIe siècle favorisant les passages alpins.
D'un point de vue culturel, la Renaissance, un concept de plaine, a découvert les Alpes. Il est curieux de constater, qu'une vision plus positive, voire idéalisée de l'espace alpin, par des élites urbaines culturelles, s'esquisse au moment ou elles commencent à se dépeupler, alors qu'en règle générale, ce même espace était plutôt perçu de façon négative, même pendant son "âge d'or" du XIIIe-XVe siècle.

Les Alpes assujetties aux états territoriaux (XVIIe et XVIIIe s.)

Avec la formation des états territoriaux, on assiste à un partage politique des Alpes ainsi qu'à une perte d'autonomie des alpins. Elles sont progressivement subordonnées au Royaume de France, au Duché de Savoie (Piémont Sardaigne), sur la partie occidentale, à la Maison d'Autriche (Habsbourg) à l'Est, à la Confédération helvétique au centre qui profite des troubles en Italie pour s'agrandir au Sud (Tessin). L'espace jusque-là perméable aux échanges devient cloisonné par des frontières qui naissent avec la constitution des États nationaux. Le traité d'Utrecht en 1719 établit une nouvelle conception d'une démarcation qui suit la ligne de partage des eaux, ou ligne des « eaux pendantes ». Ce traité entraine, entre autres, une militarisation des Alpes en rendant plus hermétiques les délimitations entre pays. L'armée occupe une place importante dans la vie socio-économique des Alpes. Elle modèle les équipements routiers et impacte fortement l'architecture. Les fortifications de Vauban témoignent de cette omniprésence militaire dans l'espace alpin occidental. Durant cette période, le « petit âge glaciaire » inflige des conditions d'existence rigoureuse aux populations, déjà accablées par une lourde fiscalité. Les disettes, le coût excessif des vivres engendrent un exode important en dépit d'une certaine vitalité démographique. Ces migrations « de qualité » ou au contraire « prolétariennes » dira Raoul Blanchard s'orientent vers des destinations diverses, parmi lesquelles, les pays germaniques ou encore les régions du Sud. Cette émigration, souvent douloureuse et marquée par l'échec de ses acteurs, assure un trait d'union entre un monde alpin fermé et les zones extérieures. Elle contribue à la modernisation du milieu montagnard. Les monarchies autoritaires françaises et piémontaises mettent fin, au prix d'une tyrannie bureaucratique, aux privilèges locaux et la seconde moitié du XVIIIe siècle se caractérise par une volonté de centralisation et de normalisation de la part du pouvoir. Ces deux siècles tourmentés par les affrontements militaires témoignent du poids stratégique des Alpes en Europe.

Développement de l'industrie et du tourisme et avènement des états nations (XIXe et XXe s.)

En quelques décennies, les structures économiques et sociétales des Alpes se métamorphosent à tel point que la période du XIXe est aussi appelée le « temps des révolutions » :

Les révolutions politiques

La naissance des états nations joue un rôle important dans la dislocation de l’espace alpin. Des conflits opposant les pays remettent en cause la notion de frontière naturelle, hydrographique ou orographique. La création des « Alpini » suivie de celle des « Chasseurs alpins » en France souligne bien cet aspect guerrier. Raoul Blanchard, évoque « un vaste camp retranché » de part et d’autre de la frontière franco-italienne.

La révolution des moyens de communication

Les routes carrossables remplacent peu à peu les sentiers muletiers nécessitant de grands travaux souvent initiés par les états avec des visées stratégiques.
Le chemin de fer fait son apparition au milieu du XIXe. Le réseau ferroviaire couvre l’Arc alpin, mais de manière assez lâche si bien que ces nouveaux équipements ne sortent pas totalement certains territoires de l’isolement.
Cependant, les Alpes s’ouvrent petit à petit au monde extérieur et l’industrie pénètre les « sociétés paysannes » dont fait mention Werner Bätzing.

La révolution industrielle

Elle va ébranler la vie alpine entrainant une révolution écologique et un bouleversement de l’organisation sociale dû à l’émancipation systématique de l’individu des structures préexistantes.
Les premières entreprises industrielles apparaissent vers 1820 de manière sporadique ; ce sont principalement des activités textiles (en Suisse orientale) et minières (Styrie). Les industries liées à l’hydroélectricité permettant de transformer la force motrice des cours d’eau en courant électrique occuperont une place de tout premier dans le développement économique alpin. Ce sont les Alpes qui ont prodigué cette révolution industrielle baptisée « Houille blanche », métaphore lancée par Aristide Bergès (qu'il aurait lui-même emprunté au Comte de Cavour : Carbone Bianco).
Mais la concurrence extérieure à la chaine atténue les effets bénéfiques de ce nouvel essor. L’agriculture traditionnelle est elle-même dépréciée. L’Arc alpin perd de son poids économique et est frappé par une véritable hémorragie humaine en quête de meilleures conditions de travail et d’épanouissement. Les villes offrent de nouvelles possibilités et bénéficient de cet exode.
Parallèlement, certaines régions facilement accessibles par voie ferrée s’ouvrent à une pénétration industrielle et à l’arrivée du tourisme.

L’apparition du tourisme

Tout d’abord confidentiel entre la fin du XVIIIe siècle et la dernière partie du XIXe siècle, il concerne des individus à la recherche d’aventure, mais aussi des scientifiques en quête de connaissance. Au début du XXe siècle, il bénéficie d’une véritable expansion, grâce, entre autres, au réseau ferroviaire. Durant la période de la « Belle époque », ce sont surtout des touristes issus d’une classe fortunée qui fréquentent les grands hôtels, de Zermatt, Chamonix, Saint-Moritz ou Interlaken. Ces palaces participent d’ailleurs à la mutation du paysage au même titre que les trains à crémaillère ou les funiculaires qui donnent accès aux sites panoramiques.
L’époque de l’entre-deux-guerres voit l’arrivée des classes moyennes en montagne. Le tourisme d’hiver connaît un début de succès, et les premiers téléskis et téléphériques font leur apparition, mais c’est pendant la période des « trente glorieuses » que le tourisme de masse explose littéralement. Les communes alpines proposent des prestations qui couvrent les saisons d’hiver et d’été en multipliant leur capacité hôtelière et développant leur domaine skiable.
Durant les 20 dernières années du XXe siècle, les indices marquent une stagnation de l’activité touristique qui s’explique par une offre supérieure à la demande renforcée par la concurrence entre vallées, une certaine pression politique par la voix des écologistes qui prônent un tourisme raisonné, un manque d’enneigement lié au réchauffement climatique.
L’ensemble de ces facteurs doit être pris en considération de même que les bouleversements sociaux économiques engendrés par l’évolution touristique pour envisager un futur observant un équilibre entre environnement et viabilité économique des populations locales.

Histoire-Références bibliographiques